The Road to Woodstock

Combien de fois me suis-je imaginé dans l’immensité de cette plaine, sous ces 2 collines, parmi cet océan de personnes venues de tous les coins du Monde ?. Tous portaient le même message dans leurs cœurs. Tous étaient là pour partager allègrement en toute convivialité 3 jours de paix, d’amour, de fraternité et bien plus.

C’est bien du légendaire Woodstock Music Festival qu’il s’agit. Un festival qui n’était censé accueillir que quelques 50.000 personnes mais qui s’est retrouvé avec un demi-million de férus de liberté et de passionnés de musique. Ainsi, Woodstock était le symbole de toute une jeunesse avide de changement, ayant une vision en rupture avec les normes et politiques guerrières de leurs gouvernements.

affiche woodstock lcassetta

Si Woodstock a certainement été la confirmation pour Jimi Hendrix, Janis Joplin, The Who, Jefferson Airplane… ayant tous déjà fait une apparition au Monterey Pop Festival en 1967, il a également permis l’éclosion de plusieurs groupes et artistes tels que Santana, Joe Cocker et Crosby, Stills, Nash & Young entre autres.

Le festival qui s’est étendu sur 4 jours (alors que 3 étaient prévus) a permis le passage sur scène de 32 formations en tout. Le fait est que ces 4 jours ont permis de passer en revue les grandes tendances musicales du moment. Entre les ballades de Blues de Canned Heat et Janis Joplin, les rythmes endiablés de Jimi Hendrix, la touche latine apportée par Santana ainsi que la voix fougueuse pleine d’âme de Richie Havens, les 500.000 présents étaient comblés.

Richie a été le premier à monter sur scène et son interprétation de Freedom doit toujours vibrer quelque part dans l’air à Bethel dans l’état de New York là où s’est tenu le festival en 1969.

Le lendemain, un groupe, presque inconnu du grand public, formé autour du guitariste et virtuose mexicain Carlos Santana, passait sur scène. Le Santana Band a ainsi enflammé le public dans une fusion de rock et de rythmes latins qui sera considérée plus tard comme précurseur de World Music. En plus du solo de guitare de Carlos Santana, Evil Ways est resté mémorable avec un solo de batterie de Michael Shrieve âgé tout juste de 20 ans.

Jefferson Airplane ont envouté le public avec leur Rock tantôt folk tantôt psychédélique. Grace Slick, leur vocale à la voix aérienne, a laissé une trace indélébile à Woodstock.

Joe Cocker, du haut de ses 25 ans à l’époque, était aussi de la partie à Woodstock. Il reste jusqu’à aujourd’hui le maître incontesté de Blues Soul. Joe Cocker, le natif de Sheffield, c’est avant tout une voix époustouflante que peu de blancs  peuvent se vanter d’avoir. Sa reprise de With A little Help From my friends de The Beatles est un chef d’œuvre. Tous ceux qui ont eu l’immense chance d’assister à son récent concert à Mawazine peuvent témoigner qu’il a quasiment gardé la même voix ainsi que la même incroyable énergie sur scène 42 ans après Woodstock.

Finalement, le festival s’est terminé par un Grand. Jimi Hendrix a interprété ses plus grands succès, jouant de sa Fender dans toutes les positions imaginables. Son improvisation sur l’hymne américain (Star Bangled Banner) est sûrement un des moments forts de Woodstock.

Toujours est il que j’ai constamment cette impression bizarre en voyant Jimi Hendrix jouer à sa guitare. En effet, aussi exagéré que cela puisse paraitre, j’ai le sentiment qu’il vouait pour elle un amour passionnel. Et Voodoo Child de son autre nom Slight Return en est le parfait exemple. Je vous laisse donc savourer la magie de cette performance et je vous dis à la prochaine.