Scott Matthew – Gallantry’s Favorite Son

Dans un monde où la musique est jugée par les chiffres de ventes, et le nom des producteurs derrières les pistes. Scott Matthew vient nous aider à prendre du recul et nous rappeler ce qu’est un vrai artiste.

Scott Matthew est un de ces chanteurs avec une voix à la fois douce, roque et sauvage. Cet artiste, compositeur-producteur-interprète reste encore méconnu par la grande scène, mais cela n’est aucunement lié à un manque de talent. Car du talent, il en a, et cela est illustré de part sa musique  aux sons consubstantiels, ou par ses mélodies Country Folk hors-pair, qui lui permettent de se distinguer dans ce marché musical du 21e siècle.

Cet artiste, dont la grandeur se mesure par la beauté de ses paroles et les émotions transmises dans ses chansons vient de sortir un troisième album, Gallantry’s Favorite Son, le 10 juin. Un album avec 11 chansons très joviales, plus concaves, moins sensibles que ses précédents opus, mais beaucoup plus matures, que ce soit du côté de la production, des paroles, ou encore de sa voix qui est telle un bon vieux vin, plus le temps passe, plus elle gagne en valeur.

L’album contient de très belles balades, dont Duet, ou la très belle Sinking, ou encore de belles chansons folk à la « Matthew » tels que No Place Called Hell et Felicity qui fait partie de ces chansons qui vous enlèvent tout ce mauvais fardeau que vous portiez la veille, pour vous tracer à la place un joli sourire timide de soulagement. Le mélange du ukulélé, guitares, violons et tambours est d’une telle beauté, jouissance qu’on se croirait dans un heureux mariage au beau milieu du mois de juillet.

En tout cas Gallantry’s Favorite Son est l’album que vous avez envie d’écouter si vous allez bien et que vous avez envie de sourire, que vous allez mal et que vous avez envie de sentir quelque chose de beau, ou si tout simplement vous avez une folle envie de vous relaxer. Car Scott Matthew reste un plaisir à consommer sans modération, dans la solitude de préférence, car quand on aime on partage, mais quand on aime vraiment on ne partage jamais.