Fat Mizzo, l’interview

Fat Mizzo est né à Rabat au début des années 90, le 15 Août 1991 plus exactement. Il baigne très jeune dans la musique puisque son père est un passionné de luth et de musique en général. A l’âge de 13 ans, Mizzo découvre le rap grâce un grand frère mélomane et grand fan de rap.
A 14 ans, à la recherche des textes et de punchlines qui lui parlent dans sa langue, il découvre la scène rap/hip hop marocaine à travers des groupes underground comme Mafia C et Maroc Connection. Leurs textes en arabe le marquent, et l’inspirent pour se lancer dans l’arène du rap marocain.

Entre temps, Fat s’inscrit au conservatoire où il apprend à jouer du piano… Mais il ne fera pas long feu. Son rêve, son objectif,  était le rap et rien que le rap. Cette expérience lui a permis, quand même, de développer ses talents de musicien et de compositeur.

C’est parti pour une interview !

Achraf El Fitre : Salut Fat Mizzo, peux-tu nous faire une petite présentation ?

Fat Mizzo : Fat Mizzo, mon vrai nom est Hamza Moustaid, je suis un futur ingénieur et rappeur casablancais âgé de 21 ans, j’ai commencé le rap assez jeune, vers les 14 ans.

A.E : D’où vient ton pseudo, Fat Mizzo ?

F.M : Cette question m’a toujours dérangé parce qu’il n y a pas plus simple que le fait de choisir  un pseudo  qui se divise en deux parties, Fat, qui signifie « Gros » en anglais et Mizzo qui fait référence à mon prénom Hamza. Bref, je pense que c’est facile à deviner.

A.E : Comment t’es venue cette passion pour le rap ?

F.M : J’ai découvert le monde du hip-hop quand j’étais minot, grâce à mon grand frère, Mehdi,  qui n’écoutait que du Rap U.S à l’époque. C’est à partir de là que mon aventure de jeune rappeur a pu commencer.

A.E : Quelles sont tes influences musicales ?

F.M : Blues, Jazz, Rock et Rap. J’écoute un peu de tout, mais généralement ces quatre styles, ils m’inspirent beaucoup.

A.E : D’ailleurs, en ce moment qu’est-ce que tu écoutes en rap ?

F.M : En ce moment, j’écoute pas mal de rappeurs qui ont du potentiel, comme Vinnie Paz, Eminem ou encore Hopsin qui fait le buzz sur  internet ces derniers temps. Mais, la plupart des rappeurs qui sont dans ma playlist, c’est des anciens vétérans qui ont contribué à l’évolution du rap game tel que Notorious, Mobb deep, Das EFX, Guru … La liste est longue.

A.E : Quel genre musical ne peux-tu pas écouter ?

F.M : Les chansons d’amours et la cacophonie, ces sons saturés qui percent le tympan. Mais bon, ça m’arrive d’en écouter.

A.E : Si tu aurais à choisir entre le rap, et tes études, que choisirais-tu ? Et pourquoi ?

F.M : La réponse est claire, j’opterais pour les études puisque l’industrie musicale marocaine est en pleine crise de famine. Et moi, je n’ai pas envie de finir anorexique.

A.E : Quel rappeur marocain admires-tu ?

F.M : J’admire tous les rappeurs marocains qui font un bon travail, ceux qui participent au développement de la culture Rap et Hip-hop au Maroc. Mais, le rappeur que je respecte le plus, c’est Don Bigg puisqu’il est  le seul pionnier qui a pu tendre la main aux  jeunes talents.

A.E : Tes ambitions pour plus tard ?

F.M : Mon ambition professionnelle se résume dans la réussite de mon futur album qui sera probablement produit par la maison de disque DBF.

A.E : Un conseil pour les jeunes, comme toi, qui aimeraient faire du rap ?

F.M : Je conseille tous les jeunes qui s’intéressent  au Rap, de bien bosser et de ne jamais anticiper les choses, car c’est en enregistrant des démos et des maquettes que notre prestation officielle devient de plus en plus bonne. Ça ressemble un peu aux entraînements de football, plus le joueur s’entraîne, plus il est bon sur le terrain lors des matchs officiels.

A.E : Je te remercie, Hamza, du temps que tu nous as consacré et je te laisse donc le mot de la fin !

F.M : Itoub 3la Lcassetta, Duuunk b*tch!

Découvrez son titre Dunk !